IA générative en entreprise : les 3 risques à anticiper avant d'autoriser ChatGPT et Copilot

ChatGPT et Copilot entrent dans les habitudes de travail. Avant de les autoriser sur vos postes, trois risques concrets que chaque dirigeant doit avoir compris, et trois règles simples pour les gérer.

ChatGPT, Copilot, Gemini, Claude, en moins de deux ans, les outils d’IA générative sont passés du statut de curiosité technologique à celui d’outil de travail quotidien dans les PME françaises. Des collaborateurs les utilisent pour rédiger des emails, préparer des comptes rendus, analyser des données, générer du code. Souvent sans que la direction ait donné un avis, souvent sans que les règles d’usage aient été posées.

Ce n’est pas une raison de les interdire, les bénéfices de productivité sont réels. Mais c’est une raison de comprendre les risques et de mettre en place quelques règles simples avant que les problèmes arrivent.

Risque 1 : la fuite de données confidentielles

C’est le risque le plus fréquent et le moins bien compris. Quand un collaborateur copie un contrat client, des données financières, ou un extrait de code propriétaire dans ChatGPT pour “demander à l’IA de l’améliorer”, ces données quittent votre réseau et sont transmises aux serveurs d’OpenAI.

Par défaut, dans la version gratuite et dans certaines configurations professionnelles, ces données peuvent être utilisées pour entraîner les modèles futurs. Elles sont en tout état de cause stockées pendant un temps sur des serveurs américains, hors du périmètre de votre politique de sécurité et de votre conformité RGPD.

La solution n’est pas d’interdire, c’est d’éduquer et d’encadrer. Un collaborateur qui sait que les données clients ne doivent pas être collées dans un outil IA externe respecte généralement cette règle. La charte d’usage des outils IA doit être rédigée, affichée et expliquée.

Pour les entreprises qui souhaitent bénéficier de l’IA sans ces risques, Microsoft Copilot pour Microsoft 365 (la version payante intégrée à M365) fonctionne dans le périmètre de votre tenant, les données ne quittent pas votre environnement Microsoft. C’est une alternative à considérer sérieusement.

Risque 2 : les hallucinations présentées comme des faits

L’IA générative invente avec confiance. C’est sa principale limitation : elle produit du texte vraisemblable, pas nécessairement vrai. Des chiffres inventés, des dates erronées, des références légales inexistantes, tout cela peut se retrouver dans un document professionnel si le collaborateur ne vérifie pas les outputs.

Pour une PME, les conséquences peuvent être concrètes : une proposition commerciale avec des engagements techniques qui n’ont pas été vérifiés, un courrier juridique basé sur un article de loi qui n’existe pas, une note interne avec des chiffres de marché erronés qui oriente une décision.

La règle simple à instaurer : tout contenu généré par IA qui sera transmis à un tiers ou utilisé pour une décision doit être relu et vérifié par un humain. L’IA est un accélérateur de rédaction, pas une source de vérité.

Risque 3 : la déresponsabilisation et la perte de compétences

Ce risque est moins immédiat mais potentiellement plus durable. Quand un collaborateur délègue systématiquement à l’IA la rédaction de ses emails, la synthèse de ses réunions, la préparation de ses analyses, il maintient une productivité apparente en court terme mais peut perdre progressivement les compétences correspondantes.

Pour une PME, cela signifie aussi que la qualité de production baisse si l’outil IA est indisponible, et que la marque employeur souffre si les documents produits sont génériques et impersonnels.

Il n’y a pas de règle absolue ici, le curseur dépend du type de tâche et du niveau de l’équipe. Mais la question mérite d’être posée explicitement : pour quels usages l’IA est-elle un vrai gain, et pour lesquels risque-t-elle d’appauvrir la valeur ajoutée de l’équipe ?

Les trois règles simples à mettre en place

Ces règles ne nécessitent pas d’investissement technique, elles relèvent de la gouvernance et de la communication interne.

Règle 1 : définir ce qui ne doit jamais être partagé avec une IA externe. Données clients, contrats, documents financiers, informations RH, code source propriétaire, ces catégories doivent être nommément listées. La règle doit être simple et mémorisable.

Règle 2 : tout output IA est un brouillon, pas un livrable. Un email généré par IA peut partir après relecture. Un document qui engage l’entreprise doit être vérifié sur le fond. Cette règle doit être expliquée, pas seulement posée.

Règle 3 : identifier les outils autorisés. Plutôt que d’interdire en bloc, lister les outils autorisés selon le type d’usage, et distinguer les outils grand public (ChatGPT gratuit) des outils professionnels avec garanties contractuelles (Microsoft Copilot M365, solutions d’IA sur données privées).

Microsoft Copilot pour M365 : ce que ça change

Pour les PME déjà sous Microsoft 365, Copilot propose une intégration native à Word, Excel, Teams et Outlook. Les données restent dans le périmètre Microsoft, couvert par les mêmes garanties contractuelles que votre abonnement M365.

Le coût est significatif (environ 30 euros par utilisateur par mois en supplément), mais pour les collaborateurs à fort usage, le gain de productivité documenté justifie souvent l’investissement.

Si vous souhaitez structurer votre approche des outils IA ou déployer Microsoft Copilot dans votre environnement Microsoft 365, contactez l’équipe Zerobug.

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Mikael Guillerm
Rédigé par Mikael Guillerm Fondateur, Zerobug

Ingénieur systèmes et réseaux avec plus de 15 ans d'expérience, Mikael accompagne les TPE et PME de Seine-et-Marne dans leur informatique du quotidien : sécurité, infrastructure, support et Microsoft 365. Il a fondé Zerobug pour leur offrir un niveau de service habituellement réservé aux grandes entreprises, avec un interlocuteur unique et des engagements contractuels clairs.

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